La véritable histoire de La Petite Sirène
La sirène aux cheveux rouges, à la peau laiteuse et aux yeux bleus immenses… Ariel de 1989 aura marqué la mémoire de nombreux enfants, aujourd’hui devenus grands. Si Disney en a fait l’un des dessins animés les plus célèbres des années 90, l’histoire originale est loin de la version idyllique que le géant aux grandes oreilles a choisi de mettre en lumière. Le conte de Hans Christian Andersen, alors beaucoup moins féérique, a évolué au fil des années, pour connaître en 2023 un regain d’engouement avec le remake en live-action de Rob Marshall. Plongeons ensemble dans l’univers océanique d’une sirène aux envies de terre ferme et d’aventures à la surface…
La Petite Sirène traverse les siècles, offrant sa panoplie de dérivés, pour le plus grand bonheur des petits, comme des adultes nostalgiques. Et si la représentation d’une sirène intrépide, belle, curieuse et quelque peu têtue, n’a laissé aucun enfant des années 1990-2000 indifférent elle est bien loin de celle dépeinte par son créateur originel. On vous raconte ici la véritable histoire de La Petite Sirène contée par Hans Christian Andersen en 1837.
Pas de Happy End pour le conte de 1837
Contrairement à ce qui est narré dans la réalisation de Rob Marshall, la sirène du conte d’Hans Christian Andersen, s’éprend bien d’un humain qu’elle sauve de la noyade mais rêve de la vie terrestre pour de toutes autres raisons que l’amour et la curiosité. L’âme des humains étant éternelle, elle ira, poussée par le désir d’immortalité, à la rencontre de la sorcière pour obtenir des jambes. Au prix cher d’une langue coupée et de jambes “créées” de façon atrocement douloureuse. Si bien, qu’en marchant, elle aura l’impression violente d’être “transpercée par des couteaux”. Seul le mariage avec un humain lui permettra alors d’accéder au pouvoir d’immortalité. Hélas, pas de fin heureuse et d’histoire d’amour romanesque, puisque l’auteur danois décide que le prince tombera amoureux d’une autre femme, laissant Ariel à son triste sort. Dans un dernier souffle de désespoir, cette dernière, pour ne pas être transformée en écume de mer et briser la malédiction, sera tentée de poignarder le prince… Une entreprise qu’elle ne mènera finalement pas à bien et qui lui vaudra, pour la récompense, d’être amenée dans un paradis imagé appelé “les filles de l’air”. Den Lille Havfrue ou La Petite Sirène en français, n’a donc, à l’origine, rien de féérique. C’est une leçon pour celles et ceux qui se lanceraient dans une quête d’absolu, en sacrifiant tout sur leur passage et en niant les mises en garde.
Une évolution féérique
Le goût de l’éternité, désir sans limite d’être immortelle, s’est transformé en passion amoureuse, coup de foudre (réciproque) sur une plage abandonnée avec le beau prince Eric. Il ne s’agit plus de prendre tous les risques en vain, dont celui de désobéir à son père le roi Triton, pour un futur misérable au paradis de l’air, mais bien d’aller au bout de ses convictions et de suivre son intuition profonde pour (re)trouver l’amour terrestre. Pour toucher le rêve de devenir humaine, la belle Ariel au cœur pur et tendre, échange sans douleur physique sa voix magnifique contre une paire de jambes. Et c’est auprès de la sorcière Ursula qu’elle effectue la transaction, liant son sort au sien. Seul un baiser du prince pourra la libérer du maléfice de la sorcière et lui rendre l’usage de la parole. Trois jours seulement pour espérer qu’Éric tombe sous le charme et pose ses lèvres sur les siennes… Trois jours pour embarquer le spectateur et lui donner le vif espoir d’un Happy End à la Disney. Une fin enchanteresse qui finit d’ailleurs, vous l’aurez certainement compris, par arriver !
Des racines à jamais danoises
Bien que moqué de son vivant, notamment par ses pairs, Hans Christian Andersen va rencontrer un énorme succès dans la postérité ! Alors qu’il s’éteint à Copenhague en août 1875, il laisse dans la capitale danoise des traces réelles de son passage. En effet, la ville regorge de statues de l’auteur, notamment sur la place de l’Hôtel de ville et la Rådhuspladsen. Dans le port de Copenhague vient même se hisser la statue en bronze de La Petite Sirène, son œuvre la plus populaire à ce jour. Partir sur les traces du petit Hans ? La maison de son enfance se situe dans la ville d’Odense et est ouverte au public. Et si ses œuvres vous ont marqué, le bois des contes, au centre du parc d'attractions Efteling, met en scène bon nombre de ses personnages imaginaires… Encore plus accessibles, il y a nos produits dérivés, figurines, POP, jeux, sacs geek, bijoux et autres trésors marins à shopper dès maintenant dans notre magasin geek !